AXA Belgique : soutien à nos collègues !

Communiqué de La CGT en soutien à nos collègues belges en lutte contre un plan d’austérité et de 650 licenciements !

Depuis septembre, la direction d’AXA a annoncé en Belgique la suppression de 650 emplois sur les 4200 actuels au cours des 2 prochaines années. Dans le même temps, elle veut imposer un plan d’austérité : baisse des salaires de 3%, suppression des augmentations liées à l’ancienneté, suppression du principe d’indexation des salaires sur l’inflation, révision à la baisse de l’assurance groupe, suppression de diverses primes, baisse de la couverture frais de santé, suppression du badgeage entrainant une perte potentielle de 18 jours de congés par an !

La direction a osé affirmer que le coût de son personnel était le plus élevé du secteur, de 4 à 23%, alors que les syndicats ont produit une étude à partir de chiffres fournis par la banque nationale belge et démontrant, factuellement, que c’était faux !

Dès les premières rencontres, la direction a refusé toute proposition et a bloqué toute négociation. Un front commun syndical avec les 3 syndicats de l’entreprise s’est alors constitué et a appelé les salariés à manifester le 7 octobre. 1000 salariés ont débrayé et l’emblématique site « modèle » de Marnix, tant vanté par notre direction, a été complètement bloqué.

A l’intransigeance de la direction qui refuse de discuter s’est ajouté, début décembre, un mépris insupportable de la part du PDG de la branche belge qui, lors du conseil d’entreprise extraordinaire, a qualifié les délégués des 3 syndicats de « représentants des ploucs » !

La CGT d’AXA a délégué 3 représentants de notre syndicat pour se rendre à Bruxelles, dont Corinne de notre syndicat CGT Direct Assurance, le 14 décembre, afin d’échanger avec le front syndical et leur exprimer toute notre solidarité.

Nous avons rappelé que La CGT condamne fermement ce plan de licenciement, les mesures d’austérité ainsi que les propos méprisants tenus par la direction. Cette attaque contre nos collègues belges est la conséquence du plan stratégique Ambition 2020 qui prévoit 2,1 milliards d’économies. Concernant les suppressions d’effectifs, T. Buberl a annoncé qu’il regarderait « pays par pays ». Aujourd’hui ce sont nos collègues de Belgique qui sont concernés par des licenciements mais demain, ce sera le tour d’autres en Europe, ou ailleurs. Nous avons rappelé qu’en France nous étions en pleine réorganisation avec des conséquences préoccupantes sur nos métiers, nos conditions de travail et nos emplois.

La direction n’ayant pas changé d’attitude, le Front commun syndical a organisé le jeudi 15 décembre de nouveaux débrayages. Cette action a été suivie très largement, sur l’ensemble des sites, et nos collègues belges ont vivement apprécié la présence et le soutien de nos délégués, à leurs côtés.

Ce qui se passe en Belgique peut également survenir ailleurs, mondialisation et digitalisation obligent.

Avec les milliards de profits réalisés par le groupe, des dividendes versés en hausse chaque année, Aucun licenciement n’est acceptable dans aucun Pays !

 

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